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vendredi 16 avril 2010

Courbatures, crampes : l'acide lactique un coupable facile

En fait, l'acide lactique n'apparaît quasiment pas en tant que tel dans l'organisme. Il est immédiatement dissocié en un sel appelé lactate et un proton. C'est pourquoi on parle souvent de lactate. Les mesures de concentration en lactate sont le plus souvent effectuées après le passage de cette molécule dans le sang.

La relation entre acide lactique et courbatures est pour le moins mystérieuse. Comment expliquer en effet qu'un sportif très entraîné ressentent beaucoup moins les courbatures qu'un sportif occasionnel alors que sa production d'acide lactique est largement supérieure ? Comment expliquer également que certains sports soient nettement plus épargnés que d'autres ? Les nageurs étant d'ailleurs plutôt bien lotis dans ce domaine ?

Aucune corrélation n'a pu être trouvée lors d'expériences associant prélèvements sanguins et questionnaire sur les douleurs ressenties.
Les corrélations ne sont pas plus évidentes entre la concentration en lactate et l'apparition de crampes. On peut même développer des crampes musculaires pendant le sommeil à un moment où la lactatémie est particulièrement basse.
D'autres mécanismes nettement plus probables expliquent l'apparition des courbatures et des crampes notamment les microlésions musculaires pour les courbatures, la déshydratation ou les carences minérales pour les crampes.

Ces mécanismes étant restés longtemps méconnus ou incertains, l'acide lactique a, par défaut, longtemps constitué un coupable facile.

mardi 13 avril 2010

Fatigue musculaire : l'acide lactique, un spectateur malheureux

Si la présence d'acide lactique ne peut être tenue responsable dans l'apparition des crampes ou des courbatures, reste à savoir si elle l'est dans la fatigue musculaire et si elle constitue un frein à la performance.
Là encore, la corrélation entre acidité et fatigue musculaire n'est pas probante. On peut observer des situations où l'acidité est faible mais la fatigue élevée à l'exemple du marathonien mais aussi des situations où l'acidité est élevée sans que la fatigue soit importante. Pour exemple, l'exercice dit de "la chaise". Cet exercice impose une contraction isométrique des quadriceps qui entraîne une hausse importante de l'acidité. Pourtant, les quadriceps récupèrent leur niveau de force initial après seulement 2 minutes alors que le muscle conserve à ce moment un très haut niveau d'acidité.
Si on demande à des cyclistes de réaliser un test dans lequel ils doivent tenir le plus longtemps possible une puissance de pédalage déterminée, les meilleurs résultats sont obtenus lorsque ces sportifs ont réalisé au préalable un effort soutenu occasionnant une élévation assez nette du taux de lactate dans le sang.

Une autre conception de l'acide lactique a ainsi progressivement émergé. L'acide lactique est un produit intermédiaire des mécanismes de production d'énergie. Ce produit intermédiaire, loin d'être un déchet nocif, dispose encore d'un fort pouvoir énergétique et constitue une véritable source d'énergie alternative pour le muscle. In vitro, on a même pu mettre en avant un effet protecteur du lactate contre la fatigue musculaire, le monde à l'envers !

vendredi 9 avril 2010

Acide lactique : l'ennemi public n°1 ?

Acide lactique. Voilà une molécule accusée de tous les maux : fatigue musculaire, crampes, courbatures. L'entraînement a d'ailleurs toujours été un véritable plan de bataille contre cet ennemi. Objectif : limiter son apparition et en cas d'apparition, la supporter au mieux et en favoriser l'élimination dans les plus brefs délais !
Il est pourtant très probable que l'acide lactique ait été victime pendant plusieurs décennies d'un mauvais procès et de nombreuses études conduisent aujourd'hui à sa réhabilitation.

Comme nous allons le voir, ce revirement complet a de nombreuses conséquences et entraîne l'abandon de notions encore largement diffusées comme les fameux seuils anaérobie et aérobie.

vendredi 5 février 2010

C'est reparti !

Tu as bien de quoi noter, ma petite Annie ?
Le coach, il me parle toujours très gentiment, mais quand il s'assure que j'ai "bien" de quoi noter, çà veut dire attention, long et difficile
Autrement, il dit juste tu es prête, ma petite Annie ?...

Donc, hier, pour la "reprise"…
200 D2B, 8x100 4 D=1'50, 4 D=1'40,
6x50 R=30 25crawl+25 pap progressif

->paddles, 300 éduc 1 pap, 6x50 pap R=30, 300 éduc 2 pap, 6x50 R=30

->pull, 6x200 1à3 D=20,30,40 souple

600 ciseaux+ondul, 4x50 ondul vite souple

Aujourd'hui

10x50 (25C+25pap éduc),10x50 (25D+25br éduc)

6(30 max pap+20) R=30

5x400 NC R=1' 5tps négatif, 8x50 4N R=15, 4(75C+25 pap), 2(100 allure+100 5tps), 4x100 4N R=10
600 ciseaux+3N, 4x100 ciseaux R=1'30
8x50 chien progressif dans le 50
souple

jeudi 4 février 2010

FINA approved swimsuits MAJ

http://www.fina.org/project/index.php?option=com_content&task=view&id=2768&Itemid=49

La bonne nouvelle, c'est que maintenant, la Spiderman, elle y est !

mardi 17 novembre 2009

Transposition -suite

Pour ceux qui ont la flemme de chercher/n'arrivent pas à trouver, c'est là !
http://2010.icmasters.acbbmasters.fr/download/Meilleure%20Equipe%20Interclubs%202009-2012.xls
Merciki ?

vendredi 13 novembre 2009

Transposition

Petite manip amusante et intéressante.

Ouvrir le fichier de calcul des points utilisé pour les IC. Rentrer vos meilleures perf actuelles.

Et KoiTèç qui s'affiche dans la case à côté ?? Le nombre de points coefficientés bien sûr, mais là c'est pas çà qui est intéressant… Ce qui s'affiche et qui est intéressant, c'est la perf qu'il faudrait réaliser pour obtenir le même nombre de points FFN. CTyClèr ??

Pour moi, en pap et en dos, à quelques dixièmes près, je nage à mon meilleur niveau. En 4N, pas tout à fait… En revanche, en libre, je fais nettement mieux aujourd'hui… En brasse ? Même pas pensé à regarder……

Démonstration par le tableur que les points en libre sont donnés…

jeudi 29 octobre 2009

Combis -suite

Se reporter là : http://www.pmr.fr/evolution-cycle-short ... p1181.html

Selon Arena, et contrairement à ce qu'ils affirmaient dans leurs pubs, ces modèles R-Evolution ne seront en fait pas ceux homologués 2010 qui seront tout noirs…

Quelque chose à ajouter ?

mercredi 28 octobre 2009

Epaule du nageur

C'est la plus connue des pathologies développées par les nageurs.

Deux documents bien intéressants.

Le premier passe en revue de façon synthétique et claire l'essentiel des comportements, des positions et physiologies osseuses pathogènes, des conséquences pathologiques et des traitements…

On peut en retenir qu'elle se déclare surtout chez les vieux nageurs de libre –autrement dit, ceux qui ont beaucoup beaucoup de longueurs derrière eux, et chez ceux qui utilisent de façon intensive les grandes paddles. Une petite vidéo là : http://www.notinat.com.es/vernoticia.asp?id=3690 Bien que tout çà soit dans la langue de Cervantès, on comprend sans trop de peine.

Le second, présenté par Patrick Middleton himself, traite des lésions spécifiques à chacune des 4 nages. Ici http://www.msport.net/newSite/index.php?op=aff_article&id_article=825

Maintenant, si certains veulent faire des recherches plus approfondies, Monsieur Google propose plus de 50 000 réponses...

samedi 10 octobre 2009

découvrir Clermont-Ferrand

Vieilles pierres, cafés rock, volcans... c'est par là !
http://videos.tf1.fr/jt-we/zoom-sur-clermont-ferrand-4841039.html

MerciKi ??

vendredi 4 septembre 2009

Bonus de l'été 5 : Forbes Carlisle et l'affûtage -suite

Lire Messieurs, avec une attention toute particulière le chapître sur le rasage...

S'alimenter avant la compétition. Il faut faire un repas léger, facile à digérer, au moins trois heures avant l'épreuve. Pour qu'il passe facilement, surtout chez ceux qui sont habitués à souffrir de "crampes de l'estomac" et ont des difficultés pour digérer, il est préférable de le prendre sous forme semi liquide. Les graisses et les protéines sont difficiles à digérer, et lors d'états émotifs elles peuvent rester des heures dans l'estomac. Les glucides, en revanche, sont facilement assimilables et constituent le "carburant" qui fait travailler les muscles, aussi doivent-ils constituer la base de cette alimentation. Pour prévenir la sensation de faim avant la compétition, on peut prendre un biscuit.

Surveiller son poids.Tout nageur doit veiller à ne pas prendre de poids, mais tout particulièrement en période de "tapering-off". Avec moins d'entraînement et plus de temps libre que d'habitude, certains nageurs ont tendance manger un peu plus que de coutume, au point que souvent ils en arrivent à prendre plus d'un kilo. Lors de compétitions en dehors de son milieu habituel, il faut aussi résister à la tentation de manger des plats différents, qui peuvent provoquer des dérangements digestifs et une prise de poids. Lors de ma longue carrière d'entraîneur, j'ai vu de nombreux nageurs olympiques gaspiller leurs chances de victoire à cause d'une alimentation excessive.

Jouer du rasoir .Un jour ou deux avant la compétition, les nageurs doivent se raser les bras et les jambes (ainsi que la poitrine dans le cas des hommes) afin d'offrir le moins de résistance à la progression. En 1955, John Henricks a été l'un des premiers nageurs à recourir à cette technique, alors qu'aujourd'hui c'est une pratique très courante chez les meilleurs nageurs. Des expériences dans ce domaine ont démontré que l'on peut gagner entre 1 et 2 secondes par 100m. avec le corps rasé, et ce gain est dû à quelque chose de plus que l'effet psychologique que peut entraîner cette pratique. Certains nageurs se rasent une semaine avant la compétition, recommencent deux ou trois jours avant et se donnent un dernier « coup » de rasoir le jour même.

Travailler son mental. Dans un futur pas très lointain, je suis convaincu que certains processus mentaux aideront à réaliser de meilleurs temps. Le pouvoir des processus psychologiques est très fort, et le nageur peut y contribuer, et pas un peu, au moyen de l'auto suggestion.
Juste avant de se coucher, le soir, "regarde-toi" nager ta course. Visualise ton départ, ton style, tes virages. Essaye de "te voir" et de "te sentir" en train de bien nager, et inconsciemment ton corps assumera tes pensées. Pratique régulièrement ce procédé, en le perfectionnant peu à peu. N'aie pas d'idées négatives. Juste avant partir pour la compétition, pense positivement. Ne perds de temps à penser à tes rivaux. Concentre-toi sur ce que tu dois faire, toi, sur ton départ, ta technique, tes virages, les temps de passage. Pense toujours sur le mode positif, jamais négatif.

S'échauffer. Une heure ou ¾ d'heure avant la compétition, il faut faire ce qui suit : 15 minutes d'étirements ; 200 m. d'échauffement ; 50 m. à 100% ; 3×25 m. à 100% aussi ; 100 m. souple. En sortant, prendre une douche chaude de 6-7 minutes, et faire un léger massage.
En attendant le moment du départ, il faut garder au chaud les muscles du corps, et surtout les extrémités (pieds et mains). Il faut alterner la position assise ou allongée avec la marche légère, et faire des exercices d'étirements légers. Certaines expériences nous ont montré que chez les nageurs qui se contentent de rester immobiles, sans bouger, avant la course, on peut observer une baisse de température de leurs muscles de 2 ou 3 degrés, ce qui peut diminuer leur fonctionnement normal. J'ai toujours conseillé à mes nageurs de marcher ou trottiner dans les couloirs de la piscine, ou sur la pelouse. De ne pas rester immobiles longtemps. Bougez ! Ne refroidissez pas !

Massage. Suite aux expériences vécues, j'en suis arrivé à la conclusion que le massage est important, surtout lors de cette préparation finale.

L'avant course. Ce n'est pas mal d'être nerveux avant la course, car cela t'aide à rester "éveillé" et prêt à l'effort. Quand on est nerveux, on secrète de l'adrénaline dans le sang, ce qui agit sur la musculature et les vaisseaux capillaires, préparant mieux l'organisme à l'effort qu'il va devoir produire. Beaucoup parmi les meilleurs nageurs que j'ai eus m'ont avoué être toujours nerveux avant une grande compétition, et un d'entre eux, recordman, est même allé jusqu'à me dire que les doigts lui en tremblaient.

Respirer. Quand le nageur est appelé pour le départ, il faut qu'il respire plus profondément et plus rapidement que d'habitude, et une fois sur le plot de départ, qu'il fasse à nouveau 10 ou 12 inspirations plus rapides et profondes. Cela est encore plus utile dans le cas des sprinteurs, puisqu'ils font une grande partie de leur course avec leur "première inspiration", pour garder fixe et horizontal l'axe de leurs épaules.

Aussitôt après l'épreuve. Pour récupérer après l'effort réalisé, il faut continuer à bouger une fois la course achevée. Si on ne peut pas nager dans le même bassin, ce qui semble difficile, il faut essayer de le faire dans un autre, et si cela non plus n'est pas possible, essayer de ne pas s'asseoir ou de rester immobile. Marcher, faire des mouvements, bref, bouger, que l'on doive encore nager ou que l'on ait terminé. Il faut essayer que le sang continue de circuler dans tout l'organisme, pour éliminer les effets de l'effort produit précédemment.

Parle avec ton entraîneur. Tant avant la course qu'après, examine avec ton entraîneur tout ce qui te semble être important dans ta course, pour faire le mieux possible. Une fois la course terminée, commente avec lui les sensations que tu as éprouvées, avant qu'elles ne disparaissent de ton esprit.

Reste sportif avant tout. C'est facile d'être sportif quand on gagne. Plus difficile quand on perd. Si tu n'as pas bien nagé, pense à faire mieux la fois suivante, mais ne cherche pas d'excuses. Ca n'intéresse personne, tes problèmes et tes excuses. Tu ne dépends que de toi-même. Tu dois être prêt à accepter la victoire avec calme et modestie, et la défaite avec humilité. Si tu ne sais pas accepter avec élégance la défaite ainsi que les mauvais moments, il est probable que tu disparaisses rapidement des bassins, alors qu'un comportement de sportif t'aidera à poursuivre dans ton sport. Surtout chez les jeunes, l'attitude des parents peut les aider à rester actif dans leur sport. En sport, comme dans la vie, on ne peut pas toujours gagner, et le plus important, c'est lutter pour se dépasser dans d'autres occasions.

mardi 1 septembre 2009

Bonus de l'été 4 : Forbes Carlisle et l'affûtage

Extrait et traduit de http://www.notinat.com.es/ , paru le 15.03.2007: "Forbes Carlisle y la puesta a punto", par Guillem Alsina

Carlisle est l'un des entraîneurs les plus charismatiques de toute l'histoire de la natation. Non seulement pour avoir entraîné grand nombre de champions, olympiques ou mondiaux, du Commonwealth ou australiens, mais aussi pour son apport en idées novatrices dans le domaine de la natation et son immense contribution à la natation scientifique."Notre objectif n'est pas de créer des champions, mais de créer un contexte où l'éclosion de champions est inévitable''. Une façon de faire qui en a fait un véritable mythe de la natation mondiale et a entraîné un bouleversement fondamental dans l'approche du sport de haut niveau.

Le chapitre proposé ici traite du "tapering-off", ultime étape de l'entraînement des nageurs, autrement dit "l'affûtage". Le mot, et même le concept, on les doit à Carlisle lui-même. En français, c'est le terme le plus explicite pour signifier une phase qui vise précisément à amener le nageur à son pic de forme. Comme on pourra s'en rendre compte, certaines notions ont vieilli, d'autres restent -voire redeviennent! d'actualité, ce qui démontre bien les qualités de visionnaire de Carlisle quant aux progrès qu'allait connaître la natation mondiale.

Le tapering-off . Pour des raisons faciles à comprendre, nous avons appelé "affûtage" la dernière étape de la préparation avant la compétition la plus importante de la saison. L'objectif ultime et le dernier problème qui se présentent à l'entraîneur, c'est de réussir à amener le nageur à réaliser sa meilleure performance, au terme d'une période d'entraînement intensif. Pour y arriver, nous avons élaboré un programme en plusieurs points, fruit de nos études et recherches sur la question.

Comme dans les programmes d'entraînement, il y a beaucoup de facteurs qui entrent en ligne de compte, si bien que le plan de "tapering-off", tel que nous le suggérons ici, ne doit pas être appliqué de façon rigide. Ce que nous vous proposons ici, c'est un guide, une base, dont certains points peuvent être adaptés en fonction de chaque nageur. Le principe le plus important à observer consiste à prévoir, après une période d'entraînement intense de 2 ou 3 mois, une certaine période de repos actif pour permettre à l'organisme de récupérer des efforts consentis. La durée peut s'estimer à trois semaines précédant la compétition importante pour laquelle le nageur s'est entraîné. Le programme qui suit peut donc servir d'exemple du type de "tapering-off" que nous devons effectuer à l'issue d'une période d'entraînement intensif.

de S-4 à S-3 C'est la fin de la période intense (entre 6 et 9 km par jour). Cette semaine représente l'ultime effort, avec des séances très fortes d' "entraînement par intervalles" constituant un total de 38-40kms répartis sur toute la semaine.

de S-3 à S-2 Ce doit être une semaine de travail plus léger, pour récupérer du travail intense de la semaine précédente. Toutefois, il faut s'efforcer de ne pas changer les habitudes, en s'entraînant deux fois par jour, mais en réduisant les distances jusqu'à 3 ou 3,5km par jour, avec quelques 400m consacrés à "l'entraînement par intervalles". Au terme de cette semaine, il est fortement conseillé, et presque fondamental, d'effectuer un "test" dans les meilleures conditions possibles. Si le chrono est très mauvais (disons, 5% au-dessus du meilleur temps du nageur), nous poursuivrons pendant une semaine le programme appliqué durant celle-ci. Ce faible chrono nous montre, justement, que le nageur a besoin de se reposer un peu plus. En revanche, nous ne devons commettre l'erreur de croire que le nageur a besoin de plus d'entraînement.

de S-2 à S-1. Si le "test" que nous avons effectué à la fin de la 3ème semaine s'avère assez bon, le nageur peut accroître légèrement son entraînement, en commençant une période au cours de laquelle les distances deviennent plus courtes, mais sont nagées plus rapidement. De toute façon, il faut bien savoir que mieux vaut ne pas forcer l'entraînement "qu'aller trop loin", compte tenu, comme déjà dit, que le nageur n'a pas cessé de s'entraîner durement les trois mois précédents. Voici un plan conseillé pour cette semaine, avec 2 entraînements par jour :
Matin : exercices au sol (de 5 à 10 minutes, y compris avec des poids). 400m d'échauffement, nager la distance de la compétition trois fois (à 80, 90 et 80%, avec un repos qui permette de retrouver son pouls normal) ; 8×50m, à 95%, en revenant à pied au point de départ (donc, 2 ou 3 minutes de repos entre chaque série) ; 400m de souple en décontraction.
Après-midi : exercices au sol (comme le matin) ; 400m d'échauffement ; entre 400 et 800m de sprints courts, 15-25m, normalement sur la largeur du bassin ; 400m de souple.
Certains nageurs peuvent se dispenser de cette deuxième séance, selon leur choix, mais les nageurs de fond, ou les plus entraînés, peuvent et sont habitués à faire les deux
.

- S-1. Une seule séance d'entraînement : 400m d'échauffement ; nager 2 fois la distance de la compétition à 80 et 90%, avec un long repos entre les deux ; nager les ¾ de la distance à 95% ; 8×50m, à 95%, avec 2 ou 3 minutes de repos entre chaque série. 400m souple.
Ce programme doit être réduit jour après jour, étant donné qu'il vaut toujours mieux faire moins d'entraînement que trop, et que le plus important, c'est le repos.

La veille de la compétition. Il ne faut pas nager, ou tout au plus, nager 800m souple. Et surtout, pas question "d'entraînement par intervalles". Plusieurs fois, j'ai été surpris de voir certains entraîneurs tenant un chrono en main et poussant leurs nageurs à réaliser de bons temps la veille de la compétition. Il vaut mieux les réussir en compétition !

Le jour de la compétition. L'organisme "reposé" est maintenant parfaitement préparé à exprimer le maximum de son rendement. Il faut se lever tôt et se mettre en mouvement afin de dégourdir la musculature. Entre 4 et 6 heures avant la compétition, aller à la piscine pour y nager : 5-10 minutes d'exercices au sol ; 400m d'échauffement, 100 à 200m à 90-95% de la vitesse maximale, 3 ou 4 départs et sprints courts, 200m souple.

à suivre...

vendredi 28 août 2009

Bonus de l'été 3 : laisse tes mauvaises courses derrière toi !

traduit de http://www.usaswimming.org/usasweb/DesktopDefault.aspx

C'est un conseil donné par le Dr Jenny Susser, une psychologue du sport travaillant au Sports Medicine Center de l'hôpital des "Special Surgery" à New York.
Son analyse: la résistance mentale est liée à l'objet sur lequel on se concentre…

Je dis souvent que la manière de contrôler ce processus de concentration ressemble assez bien à une télécommande. Quand on pense à des choses qui font que l'on se sent mal, comme par exemple les courses ratées, on doit changer de chaîne. Quand on pense à quelque chose qui fait que l'on se sent bien et que l'on nage vite, il faut augmenter le volume. Je sais que l'utilisation d'une télécommande quand on est assis dans le divan demande une certaine pratique ou un effort, mais pour apprendre une bonne manière de vous concentrer (le "good focus"), vous devez la pratiquer tous les jours, tout comme vous le faites pour la natation. Prenez un moment dans votre journée pour pratiquer ce "good focus". Une bonne occasion de le faire, c'est dans la voiture, en revenant ou en allant vers la piscine.

Une chose à se rappeler quand "on change de chaîne", c'est qu'il y a quelque chose à changer. Quand vous ne voulez pas penser à vos mauvaises courses, vous devez remplacer cette pensée par une autre, positive. Donc, il faut avoir en mémoire quelques bonnes courses pour se les rappeler et chasser les autres.

On peut évidemment penser que tout ça n'a rien de bien original, sauf peut-être la comparaison avec la "télécommande", ou est un peu simpliste, voire évident, mais çà peut servir...

lundi 24 août 2009

Bonus de l'été 2 : l'ABC du training mental

traduit de : http://www.usaswimming.org/usasweb/DesktopDefault.aspx

Pour nager vite, il faut se préparer mentalement. Quelques pistes...

Reconnaître les signaux d'alerte. Beaucoup d'athlètes se sentent anxieux avant leur épreuve, ce qui se manifeste par l'accélération du rythme cardiaque, de la respiration, par la contraction des muscles ou encore par des pensées déprimantes. Tous les animaux ont ce qu'on appelle la réaction "fight-or-flight" (faire face ou s'envoler), par laquelle notre corps est disposé a surmonter une difficulté ou à la fuir. Ces symptômes de l'anxiété ne sont pas forcément négatifs… prenez les pour ce qu'ils sont : des clignotants qui passent au orange et vous signalent qu'il faut reprendre le contrôle. Pensez à une épreuve dans laquelle vous êtes engagé et qui n'est pas importante pour vous ou que vous pouvez facilement remporter. Vous ne montrerez probablement pas les mêmes signes d'anxiété, parce que vous ne considérerez pas cet événement comme une menace. La perception d'un défi/menace, c'est ce qui rend l'athlète anxieux.
Changer la menace perçue. Si des éléments d'une situation (importance de l'événement, les adversaires) produisent chez vous de l'anxiété, concentrez-vous sur des objectifs contrôlables qui vous aident à bien nager : un mouvement souple, un mouvement des jambes puissant, un bon temps de réaction au départ. Quand vous vous mettez à ajouter des facteurs "incontrôlables", vous introduisez dans votre esprit des pensées qui n'y ont pas leur place et qui empêcheront de nager selon vos possibilités.
Se détendre physiquement. Pour réduire l'anxiété, adoptez une respiration longue et profonde, associez l'expir au stress mental est en train de quitter votre corps. Vous pouvez aussi consacrer tous les jours cinq minutes à tendre puis à relâcher vos muscles. En effectuant cette relaxation progressive, vous pouvez remarquer quand et où vous manifestez de la tension physique, et apprendre ainsi à relâcher vos muscles pour réussir la meilleure performance.
Conclusion.
Vous savez donc bien que l'anxiété n'a pas de raison d'être. Vous pouvez ressentir une accélération physique (rythme cardiaque plus rapide, une respiration accélérée), mais vous pouvez contrôler tout cela. Tout simplement, pensez comme vous souhaitez penser et réservez-vous régulièrement un moment avant la course pour vous détendre physiquement. C'est tout un entraînement : vous pouvez reprendre le contrôle de votre corps en contrôlant votre mental.

mardi 11 août 2009

Bonus de l'été 1 : comment nager un 50 libre

Pour ceux que çà intéresse ou qui auraient envie ou besoin d'apprendre des choses, et en exclusivité pour eux ! les conseils de Lionel Horter, qu'on ne présente pas et d'Olivier Sangara, entraîneur du SFOC.

Le départ

Lionel HORTER : "On peut comparer le 50m en natation au 100m en athlétisme. Quand ça se joue au centième voire au millième de seconde, si vous vous ratez sur les points cardinaux de la course, c'est foutu. Le plongeon se travaille beaucoup, mais c'est presque un geste inné."
Olivier SANGARIA : "Normalement, le premier aux 15 mètres est sûr d'être dans les deux premiers à l'arrivée. Pour travailler le départ, certains nageurs font appel à des entraîneurs d'athlétisme, parce que désormais, les sprinteurs ont des "starts" pieds décalés (et non pieds joints). La poussée est moins puissante, mais on a un meilleur temps de réaction.

La tactique de course

Lionel HORTER : "Sur 50m, on est à bloc de bout en bout. La moindre bêtise est éliminatoire et les 35 mouvements de bras que font les nageurs sont 35 occasions d'en faire une. Pendant la course, on perçoit ce qui se passe, mais on ne peut pas adapter sa stratégie. La seule stratégie gagnante, c'est de faire une course parfaite."
Olivier SANGARIA : "Cette course demande énormément de maîtrise psychologique et technique, mais pas tactique. On voit pas forcément où en est par rapport aux autres, le risque est de regarder pour voir. On détourne son attention, et on perd du temps. C'est à l'arrivée qu'on regarde quelle place on a fait."

La respiration

Olivier SANGARIA : "Les nageurs de 50m placent habituellement deux respirations, une aux 20 mètres, une aux 35. Rien ne se fait au hasard, tout est cadré. La respiration se travaille à l'entraînement. La vitesse d'inspiration, et le fait de vite replacer la tête dans l'eau, ce sont des éléments déterminants."
Lionel HORTER : Seuls les tous meilleurs, ceux qui ont une capacité pulmonaire hors norme, peuvent se le permettre."

L'arrivée

Lionel HORTER : "Les nageurs ne sont pas toujours très lucides, après avoir passé 20 secondes à bloc sans respirer… Ils ne savent pas, au dépat sur quel bras ils vont arriver, mais ils doivent être capables d'arriver sur les deux. Il faut avoir une petite part de réussite aussi, il faut que le mur se présente dans un bon tempo."
Olivier SANGARIA : "Il faut arriver sur le bon cycle. En général, sur le sprint, on travaille les 5 derniers mètres. L'idée est d'arriver le plus à plat possible. Certains vont chercher à toucher le mur sous l'eau, d'autres, au-dessus. Il faut être le plus aligné possible. Si on touche trop en dessous des épaules, on se déséquilibre vers l'avant et on perd du temps. Les combinaisons ont un peu nivelé les valeurs, puisqu'en général, avec une combi, on reste bien équilibré."

La fatigue

Lionel HORTER : "Le 50m représente l'effort le plus violent, mais ce n'est pas la course la plus fatigante. C'est loin d'être aussi fatigant qu'un 200 ou un 400m par exemple. C'est très violent émotionnellement et mentalement, mais physiquement, on ne met pas trop longtemps à s'en remettre."
Olivier SANGARIA : "En termes physiologiques, sur 20 secondes d'effort, on produit très très peu d'acide lactique. C'est très violent, mais on récupère très vite. Physiologiquement en tous cas. Nerveusement, par contre, c'est très fatigant, ça bouffe beaucoup de jus, il y a beaucoup de stress."

d'après Les Bains Romains.

jeudi 30 juillet 2009

FINA

Question pour les anglicistes distingués et les autres... Dans "are applicable from 2010 only in swimming competitions" à quoi s'applique "only" ??

Est ce que "swimming competition" signifie pas "water polo" ou pas "synchro" par exemple ?? Ou encore pas "masters" ????
4 disciplines différentes au regard de la FINA...

jeudi 18 juin 2009

Quizz : les réponses

1-Vrai
2- Alex Jany en libre, Jean Pommat en pap
3- Guylaine Berger
4- Jean Boiteux, Alain Bernard.
5- Jean-Pascal Curtillet, Gérard Gropaiz, Robert Christophe
6- Faux. Alain Mosconi 1’59’’ 7 en 1966
7- Vrai en 1967
8- Vrai
9- Vrai
10- Vrai
11- Vrai
12- Vrai, aux deux extrémités du bassin
13- Faux, du juge-arbitre
14- Faux. Ils doivent être sortis de l’eau avant l’arrivée du relayeur suivant.
15- Faux. Au même niveau, au dessous, au niveau ou au dessus de l’eau.

mercredi 17 juin 2009

Echauffement court dit "de Momo"

100 crawl Bien Nagé 3/5 temps
100 4N éduc BN
100 4N jambes BN
100 4N BN
4x25 spé course (BN, soutenu, vite, souple)
200 éduc spé course
25 vite spé course
75 souple

mardi 16 juin 2009

L’échauffement dans l’eau.

In-con-tour-na-ble !!!!!!!!!!!!!!!!
Quand on fait les choses bien, on s’est déjà échauffé à sec, donc on commence à avoir bien chaud et le rythme de notre petit cœur s’est accéléré. On est tout prêt pour la suite : l'échauffement dans l'eau. Idéalement, 45' à 1 heure avant la course.

Bien fait, il passe par 2 étapes.
Dans la première on va poursuivre l’élévation du rythme cardiaque en nageant sur des modes variés(4N, spé, pull, éduc, jambes) et des intensités progressives.
Par exemple avec R= 10 à 15’’ : 400 –100 crawl 3/5 temps+100 4N-, 4x100 spé –1pull+1jambes-, 200 éduc spé, 4x50 progressif.

Dans la seconde, on va solliciter nos capacités neuro-musculaires par quelques sprints courts à intensité maximale. 2 à 3 fois 15 mètres, par exemple.
C’est un enchaînement qui permet d’augmenter l’efficacité musculaire de l’effort de début de course. Le gain d’explosivité obtenu grâce à cette méthode est dû à une amélioration de l’excitabilité des motoneurones. Cependant, il est important de bien se connaître pour ne pas entamer ses réserves d’énergie.

Tout çà, çà ressemblerait pas à l’échauffement dit "de Momo" ?
Et savoir comment on fait les choses, c’est bien mais pourquoi, c’est pas mal non plus… non ?

D’après Solennes Figuès pour le CNCalédoniens.

vendredi 12 juin 2009

Quizz

1- la natation a toujours été un sport olympique moderne.
2- le premier nageur français sous la minute est Alex Jany, Alain Gottvallès, Jean Pommat
3- La première française est Claude Mandonnaud ou Guylaine Berger ?
4- Quels sont les 2 nageurs français à avoir été champion olympique ?
5- Dans le 4x100 français détenteur du record du monde quels étaient les co-relayeurs d’Alain Gottvallès ?
6- Alain Gottvallès a été le premier français sous les 2’ au 200 libre
7- Alain Mosconi a détenu le record du monde du 400 libre à 2 reprises
8- Les fanions à 5 mètres sont obligatoires
9- Les chronométreurs sont obligatoires, même s'il y a un système électronique
10- Il doit y avoir au moins deux chronométreurs par ligne d'eau.
11- Quand les 2 chronométreurs affichent un temps différent, le temps officiel est la moyenne des 2.
12- Pour être homologué, un bassin de 50m doit avoir deux plots de départ par ligne
13- Les nageurs montent sur le plot au deuxième coup de sifflet du starter.
14- En relais, les relayeurs peuvent rester dans l’eau
16- En pap et en brasse, les virages et l’arrivée doivent se faire mains au niveau ou au dessus de l’eau.